Coppélia une fiancée aux yeux d'émail...
pièce pour 5 danseurs
Redessiner Coppélia... habiller notre Coppélia de cuir.
Regarder Coppélia avec des yeux de grand enfant où cette poupée serait « maîtresse » de jeu, « maîtresse » du coeur de ses soupirants.
Ce n'est qu'une poupée, rien de vivant et pourtant...
C'est le ballet qui m'a le moins intéressé des 3 présentés. Mais j'ai eu le plaisir de découvrir un chorégraphe contemporain qui fait danser (non ce n'est pas un gros mot)
Les Suprêmes
quatuor d'hommes
Une boîte de nuit improbable... quelques danses, beaucoup de lumière, de la fumée...
Puis quelques gestes, quelques regards, quelques mots...
Dans une discothèque hors mode, hors temps, à travers tous ses filtres et ses illusions, « Les Suprêmes » croise deux mondes : le féminin de Diana Ross et le masculin de la légion étrangère (je suis contente de le lire car j'ai dû zapper;;;pas vu la légion ).
Une rencontre choc au masculin qui mêle sensualité, fragilité et humour.
J'ai aimé cette pièce foetale, au début un peu semblable à un certain ballet de Sophie Carlin sous des bâches.
Des danseurs qui ont rendu hommage au chorégraphe par une belle interprétation.
Bref séjour chez les vivants
pièces pour six danseurs
(avec l'aimable autorisation de Marie Darrieussecq/écrivain)
Évocation du temps qui passe, du côté insaisissable de l'instant. Que reste-t-il d'un moment ?
Au printemps de la vie, dans un univers japonisant, se joue entre un cerisier en fleurs et des danseurs statufiés un paradoxe entre l'exubérance du vivant et l'apparence d'un temps révolu.
Oui! J'ai absolument retrouvé l'atmosphère des Sankaï Juku que j'aime tant. Le titre de la pièce est opportun.
Saluons encore le théâtre de Montauban pour ses efforts d'ouverture pour la danse.
Pourtant dans la salle, pas d'élèves danseurs.
Mais suis-je bête à cette heure-là, à la télé, il y a sûrement une série américaine.
