Hervé Koubi à Montauban

HERVÉ KOUBI

Coppélia une fiancée aux yeux d'émail...
pièce pour 5 danseurs
Redessiner Coppélia... habiller notre Coppélia de cuir.
Regarder Coppélia avec des yeux de grand enfant où cette poupée serait « maîtresse » de jeu, « maîtresse » du coeur de ses soupirants.
Ce n'est qu'une poupée, rien de vivant et pourtant...
C'est le ballet qui m'a le moins intéressé des 3 présentés. Mais j'ai eu le plaisir de découvrir un chorégraphe contemporain qui fait danser (non ce n'est pas un gros mot)

Les Suprêmes
quatuor d'hommes
Une boîte de nuit improbable... quelques danses, beaucoup de lumière, de la fumée...
Puis quelques gestes, quelques regards, quelques mots...
Dans une discothèque hors mode, hors temps, à travers tous ses filtres et ses illusions, « Les Suprêmes » croise deux mondes : le féminin de Diana Ross et le masculin de la légion étrangère (je suis contente de le lire car j'ai dû zapper;;;pas vu la légion ).
Une rencontre choc au masculin qui mêle sensualité, fragilité et humour.
J'ai aimé cette pièce foetale, au début un peu semblable à un certain ballet de Sophie Carlin sous des bâches.
Des danseurs qui ont rendu hommage au chorégraphe par une belle interprétation.


Bref séjour chez les vivants
pièces pour six danseurs
(avec l'aimable autorisation de Marie Darrieussecq/écrivain)
Évocation du temps qui passe, du côté insaisissable de l'instant. Que reste-t-il d'un moment ?
Au printemps de la vie, dans un univers japonisant, se joue entre un cerisier en fleurs et des danseurs statufiés un paradoxe entre l'exubérance du vivant et l'apparence d'un temps révolu.
Oui! J'ai absolument retrouvé l'atmosphère des Sankaï Juku que j'aime tant. Le titre de la pièce est opportun.

Saluons encore le théâtre de Montauban pour ses efforts d'ouverture pour la danse.
Pourtant dans la salle, pas d'élèves danseurs.
Mais suis-je bête à cette heure-là, à la télé, il y a sûrement une série américaine.

# Posté le lundi 25 mai 2009 09:50

Modifié le mardi 26 mai 2009 06:01

Thierry Malandain

Thierry Malandain
de SB

un lien autorisé où vous pourrez voir une diffusion légale.

http://fr.youtube.com/profile_videos?user=ballet64&p=r

P.S.: Lucile et Ivannie
J'aurais aimé trouver une photo de cette magnifique pose dont je vous parlais avec la danseuse à l'envers, mais...
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# Posté le lundi 25 mai 2009 09:32

Modifié le jeudi 28 mai 2009 02:10

Portrait de l'Infante de Thierry Malandain

de SB

Chaque fois que l'on veut parler d'un ballet, on se frotte au droit d'autorisation. Je comprends tout à fait la nécessité de chaque créateur de se protéger du vol ou du plagiat.
voici donc deux vidéos autorisées.

Ceci dit: j'assistais au spectacle du Ballet Biarritz et hormis le fait que le talent de la compagnie est éclatant autant par sa technique que par ses qualités artistiques et que je ne nie pas la formidable créativité de Malandain qui est un de nos maîtres de la danse classique du 21e, je continue à dire que .... ses oeuvres ne me touchent pas. C'est beau, très esthétique. Je ressors de ses spectacles toujours enchantée de voir enfin de la danse mais je reste toujours sur ma faim: pas d'émotion.

Mais je vous encourage, je vous engage. Allez voir ces merveilleux ballets et faites vous une opinion.

J'ai peut-être été davantage touchée par ce ballet "Portait de l'Infante" car j'ai en mémoire le beau tableau de Vélasquez "les Ménines" vu au Prado de Madrid et j'ai effectiviment vu la sculpture de Valdès "Portrait de l'infante Margarita". Plus que jamais dans ce ballet, les danseurs sont fabuleux.

# Posté le lundi 25 mai 2009 09:19

Modifié le lundi 25 mai 2009 09:30

L'Amour Sorcier de Thierry Malandain

de SB

Voici un article trouvé dansLa note evene : 4/5La note evene : 4/5 par Mathieu Laviolette-Slanka


Le chorégraphe Thierry Malandain et le sculpteur espagnol Manolo Valdès ont décidé la création d'une production commune, 'Le Portrait de l'infante', de Maurice Ravel. Ce ballet avait été commandé au compositeur par Sonia Pavlow, danseuse de l'Opéra-Comique. Nul ne sait aujourd'hui s'il vit finalement le jour. Le décor de Manolo Valdés, inspiré des 'Ménines' de Vélasquez, illustre ce dialogue entre l'art contemporain et le patrimoine historique si cher à Thierry Malandain. Les deux artistes nous présentent aussi une relecture chorégraphique de l'oeuvre 'L' Amour sorcier' de Manuel de Falla, dont l'histoire se déroule parmi les gitans d'Andalousie, dans une atmosphère de superstition et de sorcellerie.

'Le Portrait de l'infante' de Maurice Ravel
'L' Amour sorcier' de Manuel de Falla
Chorégraphie de Thierry Malandain
Décor de Manolo Valdès, Jorge Gallardo
Costumes de Jorge Gallardo
Lumière de Jean-Claude Asquié
Avec les danseurs du Ballet de Biarritz Ione Miren Aguirre, Véronique Aniorte, Giuseppe Chiavaro, Annalisa Cioffi, Frederik Debert, Cédric Godefroid, Mikel Irunzun del Castillo, Miyuki Kanei, Fabio Lopez, Silvia Magalhaes, Arnaud Mahouy, Florent Mollet, Audrey Perrot, Magali Praud, Thibault Taniou, Nathalie Verspecht
La critique [evene]



Diptyque sensuel couleur de printemps et de deuil tout à la fois, 'Le Portrait de l'infante' et 'L'Amour sorcier' évoquent l'amour, la mort, le sexe, autant de sentiments forts qui rendent le propos universel, efficace, sans pour autant l'alourdir.
Dans ce joli mélange des genres, Thierry Malandain fait intervenir la figure imposante de trois Menines du sculpteur Manolo Valdès. Après leurs étranges déambulations dans les jardins du Palais-Royal en 2005, elles hantent la scène du 'Portrait' et offrent leurs gigantesques formes en pâture aux danseurs, ces enfants qui tour à tour s'y cachent, les escaladent ou s'en défient. Style classique et moderne se rencontrent dans des ensembles parfaits, confrontation de l'académisme d'un Vélasquez et de l'insolence d'un Mats Ek. Portés et sautillements, duos classiques et ensembles grouillants, la danse de Malandain explore toutes les facettes du corps, transformant le ballet de cour en un carnaval grotesque et lubrique. Complices ou aveugles, les Menines veillent hiératiques sur cette assemblée dissipée : l'effet n'en est que plus imposant.
'L'Amour sorcier' reprend quant à lui de manière plus symbolique l'antagonisme homme / femme qui plane depuis le début du spectacle. Mais cette fois, conformisme et bienséance sont bannis au profit d'une rage dionysiaque enivrante. A l'image du 'Sacre du printemps' de Pina Bausch, 'L'Amour sorcier' traite l'immédiateté des relations, heurtant les corps et déchirant les costumes. Dans ce jardin d'Eden reconstitué, les danseurs peu à peu dénudés recréent le couple originel, incarnant avec passion un tourbillon humain qui dit l'envie, le plaisir de l'amour et le danger du passé. Ce langage chorégraphique qui vise "au dialogue entre l'art contemporain et le patrimoine historique" pouvait sembler hermétique. Il est au contraire évident et, même s'il ne révolutionne pas la danse, reste généreusement ouvert à la compréhension de chacun.
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# Posté le lundi 25 mai 2009 09:08

Modifié le lundi 25 mai 2009 09:22

Oliver Twist

de SB

Les 3 estropiés

C'est tout à l'honneur de Marie-Line d'avoir remplacé les paroles originales de cette chanson pour ne pas choquer les familles qui auraient entendu leurs enfants fredonner : "on s'fait payer par les clients".
Je crois que les danseuses ont quand même bien fait comprendre au public ce que les "lalala" ne disaient pas : "les 3 esptropiés" est un affreux bouge.

Si on ne compte pas un incident de costume, je crois que ce groupe s'est franchement amusé (c'était le principe); même A. a esquissé un sourire à sa partenaire, preuve que tout le mode s'esclaffait.
Bien sûr on voudrait des danseurs qu'ils fassent tout très bien: danser, jouer la comédie...Tout s'apprend, et elles apprennent aussi avec ce genre de divertissement familial sans prétention mais entouré de professionnels.
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# Posté le lundi 25 mai 2009 08:44

Modifié le lundi 25 mai 2009 13:05